Par un beau jour d’automne, la troupe montagne 3 ème Chambéry s’apprêtait à entamer un week-end sur les cimes du Mont Colombier. Dès lors, notre premier week-end de l’année débuta le samedi 15 octobre 2016 à 14 heures dans un petit bourg de montagne nommé Aillon-le- Vieux. Après de brèves consignes données par la maîtrise, nous entamâmes l’ascension tumultueuse et éreintante d’un haut sommet du massif des Bauges, direction le chalet de Rossane. 

Temps estimé : 2h30, dénivelé positif de 1000 mètres… Sac au dos, carte en main, nous dégustâmes petit à petit les mètres qui nous séparaient de l’arrivée. Lorsque nous atteignîmes le refuge, notre chef nous annonça la terrible nouvelle : un problème technique immobilisait l’automobile tout terrain, et la H.P.devait donc redescendre chercher les tentes et les jerricans ! Par un heureux hasard, la voiture n’était arrêtée qu’a mi-chemin.

Pendant ce temps, sous la direction des troisièmes, la troupe s’activait à chercher des coins de patrouille pour passer la nuit, mais aussi du bois. Lorsque la H.P. réapparût, tente sur les épaules et jerricans au dos, le diner se cuisina enfin et la veillée se prépara. Tartiflette chez le Lynx et Crozets chez le Loup, les cordillards reprenaient des forces avant la dure soirée qui les attendaient.

La veillée resplendit devant des feux vivement animés. Au thème : présentation de chaque cordée, de ses aïeuls et de son Saint Patron. Cela permit aux nouveaux venus de faire connaissance avec la troupe et de mieux s’intégrer. Citons alors l’hymne de la troupe qui fut chanté à pleins poumons pendant cette soirée, le fameux « Y avait là-bas à Chambéry ».

Tout à coup, dans un rayon nous éblouie et nous vîmes, au loin dans la nuit, à près de 2000 mètres d’altitude, un faisceau lumineux qui se transforma rapidement en morse. Près d’une demi-heure d’attention fut nécessaire pour déchiffrer le code. Il annonçait alors par de longues phrases le thème de l’année soit  « la Guerre de Sécession ». Il était alors tard lorsque nous pûmes rejoindre nos duvets.

Aux premières lueurs du jour, le camp se réveilla et se rassasia avant de gravir les dernières centaines de mètres de dénivelé qui nous séparaient de la cime du Mont Colombier. Les C.P. furent investis devant un panorama inoubliable, surplombé, au loin par le sommet de 4808 mètres d’altitude, j’ai nomé le Mont Blanc. Un message doublement codé nous fut remis, nous invitant à redescendre au camp en nous hâtant, pour participer à une initiation au rappel, un topo sur la veillée et un jeu contre une autre patrouille.

Le déjeuner engloutis, les affaires pliées, une redescente ayant pour but la messe nous attendait. Le maire du village était de l’assemblée, accompagné de quelques paroissiens. Le rassemblement de clôture décerna le piolet de troupe à la patrouille la plus méritante, signe de sa distinction. Il fut remis au Loup.

Octave, reporter de la cordée du Loup