Un Carême dans la joie scoute !

Chers frères scouts,
Nous y voilà, plus moyen de faire marche arrière : le Carême a bel et bien commencé ! Qui a dit que ce temps-là est long et triste ?! Impossible. Il n’est pas long parce que le temps passe vite. La preuve : nous ne sommes plus qu’à bientôt 4 mois du Camp d’été ! Il n’est pas non plus triste. Pourquoi ? Parce que c’est un temps de progrès spirituel et de sanctification : c’est donc une bonne nouvelle pour nous-mêmes et pour toute l’Eglise ! Et notre cher saint François de Sales l’affirme : « Un saint triste est un triste saint ». Plus récemment, le Pape François nous invitait à ne pas faire « une tête de piment au vinaigre »1. L’article 8 de notre Loi nous y encourage aussi : « Le scout est maître de soi, il sourit et chante dans les difficultés ».
Mais surtout, la raison de notre joie, c’est que nous cheminons au désert avec Jésus venu nous sauver par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection ! Pénitence et conversion rendent libre.
Alors comment vivre un Carême scout et (donc) joyeux ?
Jésus nous donnait trois pistes concrètes dans l’Evangile du Mercredi des Cendres2 :

1) L’aumône.
L’aumône c’est le fait de donner à qui a besoin. Ne disons pas trop vite que nous n’en avons pas les moyens et pensons aux deux piécettes de la veuve de l’Evangile3… On peut faire l’aumône de bien des manières dans l’esprit de l’article 3 : « Le scout est fait pour servir et sauver son prochain ». Dans l’esprit aussi de notre Promesse où nous nous sommes engagés à la B.A. quotidienne. Nous en avons certainement fait l’expérience : donner et se donner rendent heureux. Jésus nous avait prévenu : « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir »4. Soyons-y fidèles !

2) La prière.
Elle n’est pas une corvée ou un « truc-à-faire ». La prière c’est l’oxygénation de l’âme. Elle lui est aussi vitale que l’eau pour notre corps. Ce n’est pas une chose compliquée. Le Curé d’Ars affirmait : « La prière, c’est une douce amitié, une familiarité étonnante. C’est un doux entretien d’un enfant avec son père ». Nous qui nous savons « fils de la chrétienté », pensons-y chaque jour.

3) Le jeûne.
Les plaisirs de la bouche sont les premiers : observez un nourrisson ! La privation de nourriture ou de gâteries est donc un bon terrain d’entraînement pour tout le reste (colère, plaisirs égoïstes, violence,…). Les progrès techniques font qu’on peut aussi se passer des écrans ou les limiter au maximum ! « Le scout est maître de soi…» (bis). Mais ce qui donne tout son sens au jeûne c’est lorsqu’il nous rapproche de Dieu et nous fait partager avec le prochain.
Voilà ce qui plaît à Dieu. Bon Carême… dans la Joie pascale qui approche !

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1 Expression que les cuistos comprendront sans mal !
2 Mt 6, 1-6. 16-18.
3 Mc 12. 41-44.
4 Ac 20, 35.